Ces thèses sont un document de travail, une ébauche, elles devaient être critiquées afin d’obtenir des contributions plus larges en vue de la publication de matériels sur ce sujet.
A ce jour, une seule revue complète consacrée à cette question cruciale a été publiée par le GCI (seulement en espagnol, hélas), il s’agit de la revue Comunismo n°66 où nous avons également trouvé la présente contribution…
1.
La réappropriation de l’histoire de notre classe est une tâche fondamentale pour l’organisation et la centralisation du prolétariat dans sa lutte pour la révolution communiste mondiale. De cette façon, nous pouvons tirer des leçons de ces expériences, tant les erreurs que les succès, et transformer les défaites passées en une arme de lutte pour le présent et l’avenir.
2.
Le capitalisme déforme et défigure toute la mémoire historique de notre classe. L’œuvre idéologique fondamentale effectuée par l’Etat consiste à camoufler les véritables contradictions de classe, à les présenter comme des antagonismes internes au système bourgeois de pouvoir, à occulter la force de la révolution. En Russie, avant et après 1917, on a essayé de nier la force révolutionnaire du prolétariat et sa capacité à lutter pour une société communiste, on nous a dit qu’il y avait du féodalisme là-bas et, finalement, sur la base de cette même conception social-démocrate qui […] [prédominait] chez les bolcheviks, c’est une politique ouverte de défense et de développement du capitalisme qui fut appliquée. De même, en Espagne, la social-démocratie affirmait que la révolution prolétarienne était impossible à réaliser parce qu’il subsistait du féodalisme et que le prolétariat devait d’abord assumer et réaliser les tâches démocratiques bourgeoises. Tous les courants qui défendaient la thèse de l’Espagne livrée au féodalisme et à la réalisation des tâches démocratiques bourgeoises se situaient, en toute logique, aux antipodes des intérêts du prolétariat et de son mouvement révolutionnaire, et luttaient pour transformer la lutte des classes et les projets antagonistes de la bourgeoisie et du prolétariat (capitalisme et communisme) en une lutte inter-bourgeoise entre des formes de gouvernement et de gestion du Capital. À cette conception, à cette pratique sociale décisive dans la contre-révolution, correspond une vision de l’histoire de l’Espagne dans laquelle ce qui s’est passé serait une guerre civile entre fascistes et antifascistes, entre franquistes et…
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Auteur: IAATA

