L’argument de la dette publique est le véritable épouvantail du camp libéral. Chaque année, peu importe les « efforts », il faudrait toujours en accepter davantage pour éviter la « ruine du pays ». Mais cet argument est-il vraiment fondé, ou fait-il surtout office d’excuse pour voguer vers les privatisations massives des services publics pour enrichir la classe bourgeoise et précariser les travailleurs ?
La dette peut effrayer si on l’a compare aux prêts bancaires des particuliers. Pourtant, l’emprunt d’un État n’est pas de même nature. Et le système actuel n’a rien d’une fatalité ; il a été construit historiquement pour imposer des choix politiques, mais des alternatives existent. Ainsi, la question n’est pas nécessairement « comment rembourser ? », mais « peut-on restructurer, voire annuler la dette ? », et aussi « comment ne plus en arriver là ? ».
La dette, l’épouvantail libéral
La presse libérale et leurs représentants politiques ne cessent d’alerter : « La dette explose ! », ou encore « la dette dépasse 110 % du PIB ». Il existe même un compteur en ligne affichant la somme colossale du déficit français (plus de 3600 milliards) et qui augmente chaque seconde de plusieurs milliers d’euros.
Face à de tels constats, les conclusions de la droite sont sans appel : « l’État dépense trop ». Évidemment, jamais aucun d’entre eux n’affirmera que « l’État ne gagne pas assez ». La logique va dans le sens de la réduction du « coût » du travail, des privatisations massives, des baisses d’impôts sur les plus riches et de la sacro-sainte compétitivité, à l’autel duquel les droits et la dignité des salariés ne pèsent pas bien lourd.
Des chiffres trompeurs
Bien entendu, pris de manière brute, les chiffres donnent le vertige. En ce sens, la comparaison du montant de…
Auteur: Mr Mondialisation
