Avez-vous vu que les pantalons cargo, et même les Crocs, sont de nouveau plébiscités par les jeunes ?
Ces tendances vestimentaires peuvent sembler à certains tout simplement « moches » ; il n’en demeure pas moins que la mode des années 2000 (Y2K) fait fureur en ce moment.
La manière de se vêtir est depuis longtemps un moyen privilégié par de très nombreuses pour exprimer leur créativité et affirmer leur statut. Les représentants de la génération Z prennent cela très au sérieux. Mais loin d’être de simples suiveurs, ils s’aventurent volontiers à créer leurs propres styles, prenant un grand plaisir à afficher leur identité à travers leurs vêtements.
La génération Z rejette tout, des stéréotypes de genre dépassés aux schémas de couleurs établis en passant par l’idée du corps « parfait ».
Plusieurs centaines d’années durant, c’est l’industrie vestimentaire qui a contrôlé les tendances. Sa relation étroite avec les médias, les icônes de la mode et les créateurs lui a permis de prédire les tendances mais aussi de planifier les mouvements esthétiques.
Cette relation est aujourd’hui court-circuitée par une génération d’enfants du numérique qui vit dans un monde où la distinction entre l’univers digital et le monde physique s’estompe. La génération Z ne se laisse pas dicter sa conduite ; elle n’attend pas nerveusement qu’on lui dise qu’elle est à la mode. Sur les réseaux sociaux, elle crée ses propres tendances, enfreignant avec audace toutes les règles en vigueur.
La démocratisation de la mode
Chaque génération a transformé la mode à sa façon. Les baby-boomers nous ont apporté le flower power dans les années 1960 et 1970 en promouvant « l’amour libre » au détriment des rôles sociaux et de genre clairement définis propres à leurs parents.
Dans les années 1970 et 1980, les jeunes frères et sœurs des baby-boomers ont inventé le punk, une…
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Auteur: Steven Wright, Head of Subject – Fashion Marketing and Photography, University of South Wales

