Le 17 juillet 2026, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a publié un avis relatif aux boues et aux autres matières fertilisantes et d’amendement des sols (MFAS) contenant des PFAS. Comme mentionné dans la circulaire du 27 avril 2026, cet avis était attendu afin de poser, par arrêtés ministériels, un cadre pérenne pour la gestion des boues contenant des PFAS. Ces arrêtés sont attendus pour l’été 2026.
Boue des stations : Le HCSP dresse un état de lieux de leur devenir
Dans son avis, le HCSP rappelle que les politiques et pratiques visant le devenir des boues issues des stations d’épuration sont très variables d’un pays à l’autre : certains pays, comme l’Irlande et la Suède, privilégient l’épandage de ces boues, tandis que d’autres, comme les Pays-Bas, ont recours majoritairement à l’incinération. D’après une publication de la Commission Européenne, en 2022, la France recourt principalement à la “valorisation agricole”, à hauteur d’environ 70 %, les 30 % restant étant majoritairement incinérés. En 2023, plus de 1,1 million de tonnes de boues (exprimées en matière sèche) ont été produites en France.
PFAS et boues des stations : quelles valeurs limites selon les pays ?
L’avis liste également les pays pour lesquels ont été définies des valeurs limites vis-à-vis de l’épandage de boues contenant des PFAS. En Europe, il s’agit de l’Allemagne, Autriche, Belgique (Wallonie), Danemark, Suède, Norvège. En dehors de l’Europe, le Canada et de l’Etat de Michigan aux USA, ont fixé une valeur pour le PFOS uniquement. L’existence de ces valeurs limites dans ces nombreux pays est une illustration du retard de la France sur cette question.
Source: Avis du HCSP relatif aux boues et aux autres matières fertilisantes et d’amendement des sols (MFAS) contenant des PFAS du 18 juin 2026 (p.11)
Une connaissance de la pollution des sols insuffisante
Comme le souligne le HCSP,…
Auteur: manonlenormand
