Alors que le Salon International de l’Agriculture 2026 a ouvert ses portes ce week-end Porte de Versailles sous le thème « Générations Solutions », Générations Futures dénonce avec force la mise à l’écart délibérée de l’Agence Bio, — garante de 61 000 fermes et 200 000 emplois — reléguée hors des halls, sous les intempéries, dans son « Bio bus » et le démantèlement en cours de cet agence dévoilé par Médiapart ce 20 février. Il s’agit là d’un décision politique irresponsable, aux conséquences sociales, économiques, sanitaires et environnementales évidentes.
Une agence essentielle délibérément asphyxiée
Depuis plus d’un an, le ministère de l’Agriculture conduit une offensive méthodique contre l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique : 15 millions d’euros de crédits supprimés en 2025, soit 60 % de son budget — la coupe la plus sévère imposée à l’ensemble des opérateurs de l’État —, mise à l’écart du Salon de l’Agriculture, et désormais licenciement engagé de sa directrice, Laure Verdeau, alors même qu’une motion unanime des acteurs professionnels avait demandé son maintien. Cette attaque s’inscrit dans la continuité de la tentative de suppression pure et simple de l’Agence, votée au Sénat en janvier 2025 sur proposition du sénateur Laurent Duplomb et jugée « pertinente » par la ministre Annie Genevard.
Ce qui se joue donc en ce moment ce n’est pas une réforme. C’est une liquidation.
Une régression sanitaire et environnementale inacceptable
Générations Futures rappelle que l’agriculture biologique n’est pas un luxe militant : c’est une réponse concrète à une urgence sanitaire et environnementale, alors que la pollution des eaux par les pesticides reste alarmante, que la biodiversité s’effondre et que dans le même temps des fléaux sanitaires explosent (obésité, diabète de type 2 ou…
Auteur: nadine

