Une des questions qui a été, peut-être, la plus mal comprise par le camp des progressistes – et, bien entendu, reçue avec la plus grande mauvaise foi par le camp fascisé – a été celle de savoir pourquoi une certaine gauche refusait, avec obstination et insistance, de désigner les indéniables atrocités commises par le Hamas – réelles pratiques de terreur – du terme de « terrorisme ». Le texte de Kandisha rappelle en quoi le concept de « terrorisme » implique la négation impériale de l’état de guerre décolonial, refoulé sous l’apparente « paix blanche » et son hypocrite statu-quo. Il revient sur la nature et les propriétés de cet Empire colonial polycidaire ou « éco-ethno-géno-cidaire », fondé en sous-main sur l’hégémonie de ses États fossiles et son extractiviste/destructiviste fascisme fossile. Une analyse historico-théorique du génocide en cours à Gaza.
De la matraque au génocide
Place de la République, le 12 octobre 2023 plusieurs milliers de personnes sont présentes pour manifester leur soutien à la dignité des gazaoui.es malgré l’interdiction préfectorale. Alors que le quadrillage policier commence et que les menaces de première sommation retentissent au bout de la première demi-heure du rassemblement, les slogans sur la responsabilité politique du gouvernement français face au mouvement génocidaire en train de se faire dans la bande de Gaza détonnent avec force. Nous sommes une grande majorité de jeunes français de moins de 30 ans. Les drapeaux palestiniens, français, algériens, marocains, turques, tunisiens, égyptiens, iraniens ou indonésiens sont brandis réunissant une histoire qu’ont su prendre en charge il y a 60 ans déjà, les mouvements des non-alignés et ses échecs. Par échecs, entendons la contre-réaction forgée par l’Empire pour placer des gouvernements clientélaires et dictatoriaux afin de garder la mainmise sur ce système que le Zetkin collective…
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Auteur: dev

