C’est le même scénario « à chaque fois ». Pour la troisième soirée consécutive, des affrontements ont eu lieu dans la capitale géorgienne dans la nuit de samedi 30 novembre à dimanche 1er décembre entre la police et les manifestants pro-européens. Des protestations provoquées par la décision du gouvernement, accusé de dérive autoritaire prorusse, de repousser les discussions sur l’adhésion de ce pays du Caucase à l’UE à 2028.
« Nous avons voté pour l’Union européenne »
Des policiers masqués en tenue antiémeutes ont tiré des balles en caoutchouc, du gaz lacrymogène et fait usage de canons à eau pour disperser des manifestants qui lançaient des feux d’artifice, selon un journaliste qui a vu des flammes derrière une fenêtre du bâtiment. Le ministère de l’intérieur avait affirmé samedi que « les actions de certains individus présents à la manifestation sont devenues violentes peu après son début » et que la police répondrait « conformément à la loi ».
La majorité des manifestants ont quitté précipitamment la place du Parlement autour de 2 h 00 locales (22 h 00 GMT samedi), chassés par les canons à eau de la police. Des dizaines de personnes couraient dans les rues, toussant et s’essuyant les yeux en raison du gaz lacrymogène utilisé pour les déloger.
Habitué des manifestations, un manifestant de 28 ans, Mate Damenia, dit n’avoir jamais été blessé. Mais « la plupart » de ses amis ont reçu des blessures au visage ou au corps, souvent causées par des balles de caoutchouc de la police, selon lui. « Nous avons voté pour l’Union européenne, pour la liberté, pour les droits humains. Et que fait notre gouvernement ? L’exact inverse », a regretté Ani Bakhtouridzé, 32 ans, criant pour se faire entendre au milieu de milliers de personnes réunies samedi à Tbilissi.
Des centaines de fonctionnaires, notamment des ministères des affaires étrangères, de la défense et de…
Auteur: La Croix (avec AFP)

