Coincée entre l’Europe et l’Asie, la Géorgie, petit pays situé dans le Caucase au sud de la Russie n’a pas véritablement de continent ou plutôt elle en a deux, l’Europe et l’Asie. De ce fait, le pays est régulièrement tiraillé entre ces deux aires d’influences et doit subir les ingérences des pays alentours.
Depuis quelques mois, c’est plutôt du côté de la Russie que le pays semble se tourner. Lors des dernières élections législatives en novembre, l’ancien footballeur Mikhaïl Kavelachvili, le candidat du parti « Rêve géorgien » (ou « cauchemar russe » pour l’opposition), un parti d’extrême droite, est arrivé en tête des élections du pays. Et pour cause, les autres partis ont boudé le scrutin, le considérant comme illégitime.
« Pour l’instant je peux encore rentrer dans le pays, mais on ne sait jamais »
Salomé Zourabichvili, ancienne diplomate française en Géorgie puis présidente du pays conteste avec force les résultats en continuant de clamer sa légitimité. « Pour l’instant, je peux encore rentrer dans le pays, mais on ne sait jamais », ironise-t-elle devant les sénateurs. La présidente a conscience de l’autoritarisme à l’œuvre dans son pays et du rapprochement de plus en plus évident avec son voisin russe. Depuis la prise de pouvoir contesté de l’opposition, des manifestations quotidiennes sont organisées devant le Parlement géorgien. « Ce qui provoque la protestation, c’est la fraude…
Auteur: Marius Texier

