Des milliers de manifestants géorgiens pro-UE se sont rassemblés pour la neuvième journée consécutive contre la décision du Premier ministre de suspendre les négociations d’adhésion à l’UE, avant d’être dispersés vendredi au canon à eau par la police, qui a également fait usage de gaz lacrymogènes.
Des milliers de manifestants pro-européens ont de nouveau défié le Premier ministre qui affirme être en train de « gagner » son bras de fer contre les protestataires accusant le pouvoir de freiner les ambitions européennes de ce pays du Caucase.
La police anti-émeute est intervenue devant le bâtiment du parlement, utilisant des canons à eau et procédant à des arrestations alors que la foule se repliait à quelques mètres de la zone, a constaté un journaliste de l’AFP. Des gaz lacrymogènes ont également été employés par la suite.
Avec l’arrestation de plusieurs figures de partis d’opposition, le Premir ministre Irakli Kobakhidzé s’est félicité de voir le ministère de l’Intérieur « neutraliser avec succès les protestataires ».
Le commissaire géorgien aux droits humains, Levan Ioseliani, a pour sa part une nouvelle fois estimé que la police n’avait « pas de base légale pour disperser une manifestation pacifique ».
La Géorgie traverse une grave crise politique depuis les législatives du 26 octobre, remportées par le parti au pouvoir du Rêve géorgien, mais dénoncées comme truquées par ses opposants.
La décision du gouvernement d’Irakli Kobakhidzé — accusé de dérive autoritaire prorusse par ses détracteurs — de suspendre jusqu’en 2028 la question des pourparlers pour rejoindre l’UE n’a fait qu’aggraver les tensions.
« Nous n’allons pas céder »
Des milliers de Géorgiens descendent depuis dans la rue chaque soir pour des manifestations, émaillées de violences opposant les protestataires, équipés de feux d’artifice, et les policiers armés de canon à eau et de gaz…
Auteur: AFP

