Gérald Darmanin, un imposteur social au service du candidat Édouard Philippe

Gérald Darmanin s’y voit déjà : aux côtés d’Édouard Philippe et son parti Horizons, il sera le Philippe Seguin de Jacques Chirac, du nom de la figure gaulliste qui a mis le mot social au centre du programme du RPR de la présidentielle de 1995. Le 7 mai de cette année, c’est avec ce dernier que Jacques Chirac reprend l’Élysée aux socialistes. Sa campagne restera marquée par une déclaration lors d’un discours, soufflé justement par Philippe Seguin : « Une fracture sociale se creuse dont l’ensemble de la nation supporte la charge. La « machine France » ne fonctionne plus. Elle ne fonctionne plus pour tous les Français. »

Sauf que personne ne peut se glisser aussi facilement dans le costume d’un autre. Surtout lorsqu’il manque des boutons à la veste : même si le garde des Sceaux a créé son micro « mouvement gaulliste » en 2024, nommé Populaires, il n’a jamais été chargé d’un portefeuille en lien avec des questions sociales ou de solidarité. Philippe Seguin a, lui, été le ministre des Affaires sociales et de l’Emploi de 1986 à 1988. Ça aide.

Peu importe, Gérald Darmanin rêve d’être celui qui va murmurer à l’oreille d’Édouard Philippe, celui qui va insuffler de la fibre sociale dans son programme présidentiel. L’ancien maire de Tourcoing en est persuadé : ensemble, ils peuvent aller chercher des électeurs de gauche.

Obsession

En mars dernier, dans les colonnes du Parisien, il annonçait déjà sa stratégie : « Il y des gens de gauche républicaine qui sont laïcs, qui croient en l’ordre, même si c’est pour plus de progrès social. » Pour convaincre ces « gens de la gauche républicaine », l’ancien ministre de l’Intérieur promet d’incarner « une paix sociale, qui garantit le plus possible le principe d’équité et d’égalité ». De ces électeurs, son ami candidat à la présidentielle ne pourra pas se…

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Auteur: Céline Martelet