Gérald Darmanin veut dissoudre Les Soulèvements de la Terre

L’annonce est tombée brutalement mardi 28 mars. Gérald Darmanin a annoncé qu’il engageait la procédure de dissolution des Soulèvements de la Terre, lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale mardi 28 mars.

Le ministre de l’Intérieur estime que « ce groupement de fait » est à l’origine des actions violentes survenues lors du rassemblement contre les mégabassines à Sainte-Soline les 25 et 26 mars. « Violences répétées, attaques contre les forces de l’ordre, appels à l’insurrection… Les Soulèvements de la Terre ont encore montré à Sainte-Soline la menace qu’ils représentent », a tweeté le ministre.

Les Soulèvements de la Terre ont dénoncé dans un communiqué de presse « une tentative crapuleuse par le ministre de l’intérieur de faire baisser l’attention sur les violences meurtrières qu’il a déchaînées contre les manifestant-es de Sainte-Soline. Il s’agit là encore d’étouffer un mouvement politique fédérateur qu’il considère comme un affront. Après l’attaque brutale pour briser les corps samedi, vient naturellement le pendant politico-judiciaire. » Ils s’interrogent sur la possibilité juridique d’une dissolution de leur collectif. « Nous sommes bien curieux.ses de voir ce que représenterait la « dissolution » d’une coalition qui regroupe des dizaines de collectifs locaux, fermes, sections syndicales, ONGs à travers le pays. »

Ils craignent que leur compte Twitter ne soit plus accessible. Ils invitent donc à les suivre sur une boucle Telegram, leur compte Mastodon ou leur blog de Mediapart.

Le mouvement des Soulèvements de la Terre était depuis plusieurs semaines dans le viseur de l’État. Un rapport des renseignements territoriaux qui a « fuité » dans Le Parisien en décembre dernier décrivait un « inquiétant virage radical des activistes écologistes ». « Le mouvement des SLT affiche la volonté de fédérer au-delà des sphères de l’ultragauche et a su incarner le concept de transversalité des luttes, en rassemblant associations, syndicats et mouvements écologistes autour de combats communs. »

En novembre dernier, Gérald Darmanin avait qualifié ses membres d’« écoterroristes ». Une façon de criminaliser les militants politiques pour minimiser les crimes climatiques.

« Sous le choc »

Présente lors de la manifestation à…

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Auteur: Alexandre-Reza Kokabi, Fabienne Loiseau, Lorène Lavocat Reporterre

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