C’est également cette identité qui tiendra, pour un temps du moins, à distance une partie des “quartiers populaires”, et créera une “surreprésentation des travailleurs de la campagne et des petites villes”. Bref, typiquement la catégorie que cette même gauche bourgeoise n’arrive à s’imaginer que comme une bande de “beaufs brutaux et avinés”, forcément xénophobes.
Cette vision, qui pense que toute mise en action des classes laborieuses serait intrinsèquement réactionnaire, est encore très visible aujourd’hui chez celles et ceux qui passent leur temps à prédire la victoire prochaine du RN au beau milieu d’un mouvement social majeur, qui ,selon elles et eux, ne pourrait bénéficier qu’à l’extrême droite.
On trouve donc, chez les Gilets Jaunes, des pauvres et ce qu’on qualifie parfois de “classe moyenne”, cette dernière vivant sous “la menace permanente de sombrer à son tour dans la misère complète” car “au cours des dernières années, la part consacrée aux “dépenses contraintes” dans les budgets des travailleurs n’a cessé d’augmenter”.
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Auteur: Rob Grams Frustration Mag

