Six ans après le début de la révolte des gilets jaunes, que sont devenus les cahiers de doléances ? Rédigés au moment du « grand débat » proposé par Emmanuel Macron au cœur de l’hiver 2018-2019 comme réponse à apporter au mouvement, ils sont depuis coffrés au sein des archives départementales. Dans l’Hérault, personne ne les avait jamais consultés avant qu’un journaliste du Poing ne les déterre. Plongée dans des revendications plus que jamais d’actualité
« Pour les gilets jaunes, leur lutte, leurs revendications […]. Ne pas perdre de vue que la passivité du chef de l’État et de son gouvernement et dernièrement ses grossières provocations sont à l’origine de ces débordements. Une convergence de mal-être, de mal-vivre, d’injustices, d’inégalités et de ras-le-bol a réveillé en chaque citoyen son identité, son pouvoir. […] Les semaines passent, les fêtes passent. Ils sont toujours là et encore là. Le malaise est réel et profond. »
Voilà une phrase parmi tant d’autres que l’on peut retrouver dans les fameux « cahiers de doléances », écrits entre fin 2018 et début 2019, sur feuilles volantes ou sur des carnets mis à disposition par les communes. Cinq ans plus tard, on peine à savoir ce qu’ils sont devenus. En effet, le soir où Macron devait restituer le grand débat, la cathédrale de Notre-Dame-de Paris a brûlé, conduisant à l’annulation du dispositif.
Dans les colonnes de France 3 Régions, on apprend que c’est un consortium géré par un certain Gilles Proriol qui avait été dépêché au pied levé pour trier et archiver numériquement les près de 20 000 cahiers de doléances et près de deux millions de contributions numériques répartis dans tout le territoire. Aujourd’hui, il déplore le fait de n’avoir « jamais été reçu à l’Elysée » pour présenter son travail. De plus, il dénonce le fait que « le gouvernement n’a pas tenu sa promesse, et…
Auteur: Elian Barascud

