Arrêté en novembre 2024 à Montreuil par la police antiterroriste française, Gino (Rexhino Abazaj), militant antifasciste albanais, est visé par un mandat d’arrêt européen émis par la Hongrie. Il est accusé d’avoir participé à une attaque contre des militants néonazis lors d’une contre-manifestation à Budapest en 2023, et risque jusqu’à 16 ans de prison s’il est extradé. Après cinq mois de détention à la prison de Fresnes, la cour d’appel de Paris a décidé, le 26 mars, de le remettre en liberté sous contrôle judiciaire. La justice française doit rendre sa décision sur son extradition le 9 avril.
Comment êtes-vous devenu antifasciste ? Comment avez-vous commencé à militer ?
Je me suis éveillé politiquement à l’adolescence, alors que je vivais en Italie. À cette époque, le racisme était très répandu en Italie. Il y avait beaucoup de discriminations envers les migrants. Ça a été concomitant avec la crise économique. Plus précisément, ma famille et moi, comme beaucoup d’autres familles de la classe ouvrière, avons été touchés par la crise de 2008. C’est comme ça que j’ai commencé à m’intéresser à la politique.
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C’était important de comprendre ce qui se passait dans mon propre pays, et d’essayer de trouver des réponses pour proposer de meilleures politiques et améliorer la vie des gens. J’ai entamé lentement mon chemin, et naturellement, je me suis rapproché de l’antifascisme. En Italie, à l’école, on nous enseignait beaucoup l’histoire de l’antifascisme parce qu’il est censé être un pilier fondamental de la société italienne. C’est d’ailleurs inscrit dans la Constitution,…
Auteur: Pauline Mussche

