« Girls for Tomorrow », quatre filles dans le vent mauvais des États-Unis



Girls for Tomorrow / Nora Philippe / 1 h 36.

Girls for Tomorrow est né dans des circonstances particulières que Nora Philippe évoque en ouvrant son film. En 2015, ayant dû déménager à New York avec un enfant en bas âge, elle se retrouve happée et presque cloîtrée par sa vie de mère et d’exilée. Dès lors, elle se met en quête de « petites sœurs et de grandes sœurs avec lesquelles je pourrai apprendre à recomposer ma liberté et concevoir mon prochain film », explique-t-elle en off. Elle ajoute : « Pour moi, cela va ensemble. »

Ces « petites sœurs », en l’occurrence, seront au nombre de quatre, que la réalisatrice rencontre à la Barnard ­University, très réputée aux États-Unis, située en face de ­Columbia, réservée aux femmes et d’horizon féministe. Ce sont quatre étudiantes, désireuses d’avoir un engagement fort sur le monde, militantes pour certaines, d’extractions sociales diverses.

Quatre jeunes femmes que Nora Philippe a décidé de suivre au long cours, sur une décennie pour ce premier volet, et jusqu’en 2045.

Lila, qui a grandi à la campagne, dans le Montana, étudie grâce à des bourses. Talia, issue d’un milieu juif orthodoxe, vient du ­Wisconsin. Evy, qui a déjà vécu successivement sur trois continents avant d’arriver à Barnard, est une activiste infatigable. Enfin, Anta, Afro-Américaine, elle aussi boursière, a perdu ses parents alors qu’elle était encore enfant, a dû vivre chez un oncle où on la maltraitait et d’où elle s’est échappée à 15 ans.

Âge de bascule

Quatre jeunes femmes que Nora Philippe a décidé de suivre au long cours, sur une décennie pour ce premier volet, et jusqu’en 2045, projette la réalisatrice. On imagine l’implication assumée que cela représente pour…

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Auteur: Christophe Kantcheff

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