Je hais les criminels qui s’appuient sur des lois.
Louis Scutenaire, Mes inscriptions.
En prétendant soutenir les manifestants iraniens qui s’opposent avec un courage admirable à la dictature des Mollahs, tout en lançant ses soudards contre ceux qui, dans son pays, protestent contre les agressions ignobles de sa croisade raciste, le Caligula de la Maison Blême peut sembler battre tous les records d’incohérence. Mais c’est en fait qu’il aime bien les désobéissants quand ils s’opposent à ses rivaux en dictature et quand ils lui fournissent le prétexte lui permettant de se proposer comme Calife à la place du calife, mais qu’il aime beaucoup moins ceux qui refusent d’obtempérer à ses ukases.
Il confirme ainsi, avec sa balourdise habituelle, combien l’invocation d’un « droit » peut servir d’alibi au pire arbitraire, et combien il est nécessaire de désobéir à tous ceux qui se proclament shérifs du bien et du mal tout en étant juges et partie, condamnant chez leurs rivaux les crimes qu’ils ne craignent pas de commettre dans les territoires sous leur férule.
Si l’on écoute les accusations Trumpetées, les manifestants tués par ses Thugs complètement givrés sont responsables de leur mort. Ils n’avaient qu’à ne pas être là, ne pas « semer le désordre » en manifestant pour objecter à des actes ignobles. Rhétorique usuelle chez les dictateurs : Ce n’est pas le cogneur qui est responsable des coups qu’il donne, c’est celui qui les reçoit. Il n’avait qu’à se « tenir tranquille », se laisser docilement maltraiter, ne pas résister. On ne serait pas « obligés » de le rappeler à « l’ordre » à coups de fouet, de le torturer pour le faire rentrer à la niche.
De l’Iran aux États-Unis, des franches dictatures aux plus roublardes démocratures, c’est le même argument qui soutient le despotisme : il est « irresponsable » de s’y opposer. Ce n’est pas…
Auteur: dev

