« Glissement autoritaire », « programme ultralibéral », « bataille culturelle » : ce qu’il faut retenir du début de la présidence de Javier Milei

Un an et demi après son élection, Javier Milei a-t-il réussi à mettre en place son programme économique ?

Du point de vue du discours déployé durant la campagne, il a mis en place un certain nombre de choses qu’il n’avait pas prévu. Il avait un programme très iconoclaste où il disait notamment qu’il allait dollariser l’économie. Finalement, il ne l’a pas fait et se contente plutôt d’appliquer un programme ultralibéral classique avec une réduction de 35 % des dépenses publiques et des suppressions d’administrations publiques. Un des aspects clés pour comprendre cette pratique du pouvoir c’est que le parti de Milei est minoritaire dans les deux assemblées ce qui l’oblige à faire des accords avec des partis de droite plus classiques. Ces partis sont devenus des alliés à part entière de Javier Milei et occupent des postes clés du gouvernement. Par exemple, le ministre de l’économie et la ministre de la sécurité sont issus de la droite conservatrice.

Quel est l’impact de ces coupes budgétaires sur les plus pauvres ?

Ce qui est intéressant c’est qu’il y a eu une explosion de l’inflation et de la pauvreté au début du mandat et de la pauvreté. L’inflation et la pauvreté ont ensuite reculé avec un retour au niveau de 2023 avec des effets inégaux selon les secteurs de la population. Les plus affectés sont ceux dont les ressources dépendent de l’État, donc les fonctionnaires qui ont perdu leurs postes et ceux qui…

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Auteur: Henri Clavier

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