Globalisation et politiques industrielles : les amitiés à l’épreuve

Dans notre essai, Les paradoxes de l’économie du savoir nous avons pu établir quelques conséquences sociales de la globalisation néo-libérale des années 90. Dans ce système économique, le choix de localisation des industries repose d’abord sur le coût du travail. Cela a eu pour effet d’accroître les inégalités de revenus au détriment des non qualifiés et a provoqué la stagnation des salaires des classes moyennes des pays du nord. Cette globalisation néo-libérale est centrée sur les entreprises et les marchés, les décisions d’investissement sont prises par les manageurs et les actionnaires des entreprises privées, non par les États.

La volatilité des variables économiques et les incertitudes liées aux conflits géopolitiques amorcent un nouveau cycle de globalisation. Une nouvelle conception de la politique industrielle émerge dans l’ouest global qui regroupe les pays de l’OCDE. Elle repose sur une attitude « de-risk China » afin de sécuriser certains approvisionnements (terres rares ou batteries) et de développer les technologies critiques ayant une importance économique et géopolitique stratégique. De ce fait, les orientations stratégiques, celles qui engagent le plus le futur, se modifient.

Ainsi, dans le sillage des États-Unis, les États imposent une nouvelle logique de globalisation fondée sur le principe que les politiques industrielles ne s’opposent pas aux marchés, alors qu’elles ont longtemps été reléguées au rang d’accessoire. Pour mesurer le changement de climat, rappelons qu’Ursula van der layen a parlé au sujet de la politique industrielle de « construction créatrice », soit un profond changement.

Désormais, elles visent à corriger les imperfections des marchés en intégrant les externalités négatives. Par ailleurs, les politiques industrielles éclairent aussi et surtout les choix des entreprises en orientant les investissements vers des produits et des technologies…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Bernard Guilhon, Professeur de sciences économiques, SKEMA Business School

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com