Pensées de prudence, de réalisme intellectuel, de limitation des dégats, les pensées réformistes ont d’avance accepté tous les malheurs, tous les échecs, toutes les limites. Avec cela, comme on voit bien lorsqu’elles donnent leurs raisons, elles sont toutes des idéalismes. Mais ce sont des idéalismes que possède une corruption réaliste. Pourquoi par exemple se sentiraient-elles toujours retenues de rompre avec les préjugés moraux, les habitudes d’esprit, les usages de l’intelligence ? C’est que ces usages règnent sur le plus grand nombre des hommes. Elles entourent donc de ménagements les erreurs si ces erreurs sont puissantes. Mais l’erreur est concrète, et même d’autant plus concrète qu’elle est plus puissante.
Dionys Mascolo, Le communisme.
Une sorte d’intimidation et de chantage s’inscrit dès l’origine entre le nécessité de subsister et la manière de jouir, à partir d’une subsistance assurée. Cette intimidation à divers degrés contribue à former la revendication affective au niveau des besoins individuels : tel groupes d’individus se soumet à des normes d’échange, accepte ainsi de se définir moralement et socialement selon une catégorie de besoins qui relève de la manière dont ce groupe, en vertu de son mode de subsistance, prétend au mode de jouissance de biens correspondants.
Pierre Klossowski, La monnaie vivante.
L’absent peut-il donc parler ? En vérité, il ne fait que murmurer, il trésaille, il se fait un chemin dans l’être, et notre pensée ne peut se mettre en ordre que si nous prêtons attention à ses mouvements. L’absent est ce qui nous manque, il se tient là où demeure ce qui est parfait. C’est de l’absent surgissant que naît la nouveauté dans la pensée et la politique, voire dans l’existant.
Yassin al-Haj Saleh, La voix des absents.
Il n’y a ni extinction ni création ; il n’est personne qui soit asservi, ni personne qui s’efforce [vers la réalisation] ; il n’est personne qui aspire à la délivrance, personne assurément qui soit délivré. Telle est la vérité suprême.
Âgamashâtra, II-32.
A nos morts oubliés.
Le premier pas se voile comme innoncence coupable.
Le second pas se dévoile comme culpabilité innocente.
Entre les deux, l’oeil gauche se fatalise dans une comédie.
Entre les deux, l’oeil droit se destine vers la tragédie.
200 blessé.es, 40 blessé.es graves, 2 blessés dans le coma. Il n’y a pas de violences policières. Ce serait trop simple. Des causes produisent des effets et des effets produisent…
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Auteur: dev

