Mise à jour le 31 juillet 2025
Le tribunal de Vienne a rendu son verdict jeudi 31 juillet, et donné tort à la famille Grataloup contre Monsanto, qu’elle accuse d’être à l’origine des malformations congénitales de Théo. La justice estime que l’action menée est irrecevable, l’exposition au glyphosate par la mère de Théo en 2006 ne pouvant être établie selon le jugement que Franceinfo a pu consulter. La famille va faire appel, a annoncé son avocat Bertrand Repolt. En novembre 2023, la Commission européenne a annoncé que l’herbicide controversé, classé comme « cancérogène probable » par l’Organisation mondiale de la santé, serait autorisé pendant dix années supplémentaires dans l’Union, jusqu’en 2033. Le collectif Pesticide Action Network Europe a indiqué en décembre 2024 saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour contester cette décision.
Première publication le 3 avril 2025
Une famille en guerre contre Monsanto
La famille Grataloup, dont le fils Théo est atteint de malformations depuis la naissance, affronte la multinationale au tribunal. Ils accusent le glyphosate, produit star de la firme, d’être responsable de l’état de santé de leur fils. Un procès inédit.
« En dix-sept ans de lutte, nous n’avons jamais arrêté notre veille sur le glyphosate, nous avons rencontré énormément de personnes formidables mais nous avons aussi perdu beaucoup de naïveté », résume Sabine Grataloup, qui ne peut s’empêcher de lâcher un petit rire. Au fil des années, c’est surtout la persévérance et la résilience qui qualifient le mieux la famille Grataloup, qui attaque de front Monsanto (racheté par Bayer) depuis son dépôt de plainte en 2018.
Ce jeudi 3 avril, ils se retrouvent au tribunal de Vienne (Isère) face au géant de la chimie qu’ils accusent d’être responsable des malformations congénitales de leur fils Théo, exposé…
Auteur: Vanina Delmas

