En novembre 2023, l’autorisation de mise sur le marché du glyphosate a été renouvelée pour les dix prochaines années alors que des organismes de références, au niveau national ou international, soupçonnent ce pesticide de favoriser la survenue de pathologies graves, et notamment des cancers.
Au moment du vote, la majorité des états membres de l’Union européenne a préféré suivre l’avis rendu en juillet 2023 par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Cette dernière a en effet statué que « l’évaluation de l’impact du glyphosate sur la santé humaine, la santé animale et l’environnement n’a pas identifié de domaine de préoccupation critique ».
Des soupçons de cancers, de malformations congénitales…
Dès 2015 pourtant, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC ou IARC en anglais), qui dépend directement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé le glyphosate comme « cancérigène probable pour l’Homme », mais pas comme cancérigène avéré.
En octobre 2023, le débat autour des risques sanitaires liés au glyphosate a rebondi en France après que le journal le Monde a révélé que le Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides a reconnu un lien entre l’exposition prénatale au glyphosate et la survenue de graves malformations chez un jeune homme âgé aujourd’hui de 16 ans. Cette première, en France, ouvre la voie à l’indemnisation du jeune homme.
De plus en plus d’articles ou d’études indiquent que le glyphosate pourrait avoir des effets neurotoxiques, à l’image de cet autre article du Monde paru en 2022 qui évoquait une étude industrielle ancienne qui aurait été soustraite aux autorités européennes, selon le quotidien.
Une expertise de l’Inserm pour faire le point sur le dossier à charge
Cancers (et lesquels ?), malformations congénitales… autour de quelles pathologies se concentrent les soupçons qui…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Xavier Coumoul, Professeur de Toxicologie et de Biochimie, Université Paris Cité

