« C’est une violation de l’accord de 1974 », a protesté M. Lacroix, lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York.
Conclu entre Israël et la Syrie, l’Accord de désengagement définit une zone dite de séparation le long de la frontière entre les deux pays dans le plateau du Golan syrien, dont une partie est occupée par Israël depuis la guerre des Six Jours de 1967.
Seule la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) est supposée patrouiller dans cette zone, notamment afin d’intervenir au cas où du personnel militaire d’un pays comme de l’autre tenterait d’y pénétrer.
Des officiers de la FNUOD patrouillent sur les hauteurs du Golan en 1974.
Un contexte difficile pour la FNUOD
Or, immédiatement après la chute du dictateur syrien, Bachar Al-Assad, le 8 décembre dernier, l’armée israélienne a fait irruption dans la zone, une première depuis 1974.
« Il va sans dire que cela rend la tâche particulièrement difficile pour la FNUOD et le Groupe d’observateurs au Golan », a constaté M. Lacroix, en référence aux observateurs militaires de l’Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST) dans la zone.
Dans le cadre de sa visite dans la région, le chef des opérations de paix est allé à la rencontre de la FNUOD et des observateurs de l’ONUST dans le Golan.
A cette occasion, les Casques bleus de la mission lui ont fait part d’un certain nombre de plaintes qu’ils ont reçues de la part de résidents du centre de la zone tampon, qui s’inquiètent pour leur sécurité et leur bien-être.
M. Lacroix, qui s’est également rendu en Israël, a dit s’être plaint directement de la situation auprès des autorités du pays.
Le haut responsable s’est enfin entretenu avec les autorités de transition en Syrie, notamment le ministre de la défense et le ministre des affaires étrangères, dont il a…
Auteur: Nations Unies FR

