La dégradation rapide de la situation sécuritaire a transformé une opération de secours en course contre la montre pour les 6 000 membres d’équipage qui demeurent bloqués dans la zone.
« Je regrette de devoir, une fois encore, prendre la parole à la suite d’attaques contre des navires marchands et des marins innocents en raison de circonstances géopolitiques qui échappent totalement à leur contrôle », a déclaré mercredi le chef de l’OMI, Arsenio Dominguez, après de nouvelles attaques visant plusieurs navires au cours des deux derniers jours.
Selon la presse, la fragile reprise du trafic pétrolier et gazier dans le détroit d’Ormuz a été compromise mardi après une série de frappes contre trois navires commerciaux. Ces attaques, qui n’ont pas été revendiquées par Téhéran, ont suscité des représailles économiques et militaires de la part de Washington. Mercredi, les forces armées iraniennes ont déclaré avoir attaqué des sites militaires américains à Bahreïn et au Koweït.
L’escalade met à mal le protocole d’accord de paix signé entre l’Iran et les États-Unis le 17 juin dernier. Interrogé mercredi, lors du sommet de l’OTAN à Ankara, sur l’état du cessez-le-feu, le président américain Donald Trump a estimé que l’accord était « terminé ».
À New York, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est lui aussi inquiété de cette reprise des affrontements militaires dans le Golfe, estimant qu’elle risquait de « compromettre les progrès diplomatiques » accomplis entre Téhéran et Washington.
Un retour à des hostilités à grande échelle aurait, selon le chef de l’ONU, des « conséquences catastrophiques » non seulement pour les populations de la région, mais aussi pour « la paix et la sécurité internationales » ainsi que pour « l’économie mondiale ». Il a appelé les deux parties à faire preuve « de la plus grande retenue », à éviter toute nouvelle escalade et à reprendre «…
Auteur: Nations Unies FR

