États-Unis, correspondance
75 millions de dollars pour soutenir Trump. C’est ce qu’ont aligné les industries du pétrole et du gaz pendant la campagne républicaine d’après une analyse de l’association Climate Power. Soucieux de leur rendre la monnaie de leur pièce, le président-élu s’est engagé à construire de nouveaux pipelines et veut mettre fin aux subventions pour la transition vers des énergies plus propres.
Pour mener à bien son plan, il a choisi de s’entourer de pasionarias du pétrole. « Trump a l’habitude de rembourser les dettes politiques. Il renvoie l’ascenseur, donc ces industries s’attendent à avoir beaucoup d’influence en échange pendant les quatre ans qui viennent », assure Henry Lee, directeur du programme environnement et ressources naturelles à l’université Harvard. Les trois hommes-clés sur lesquels Donald Trump mise sont « tous des calamités », se désole Ann Bostrom, professeure en politique environnementale à l’université de Washington. Portrait du trio.
Chris Wright, magnat du fracking
Comme secrétaire à l’Énergie, Donald Trump a choisi Chris Wright, PDG de Liberty Company, une entreprise spécialisée dans la fracturation hydraulique. Sa mission principale sera de réduire les formalités administratives pour faciliter les investissements dans les énergies fossiles. Sa thèse favorite ? Le pétrole sort les peuples de la pauvreté, en leur garantissant le confort moderne. « Chris a été l’un des pionniers qui ont contribué à lancer la révolution américaine du schiste », écrivait Donald Trump après sa nomination.
Ce diplômé du MIT s’est d’ailleurs fait connaître en buvant un verre de liquide issu de la fracturation hydraulique « pour porter un toast aux détracteurs de l’environnement », rappelle le New York Times. Dans une vidéo publiée sur Linkedin l’année dernière, Chris Wright affirmait qu’« il n’y avait pas de crise…
Auteur: Théo Bellemare

