GPT-6 Astra : que sait-on vraiment de la nouvelle intelligence artificielle d’OpenAI ?

Une IA capable de pirater seule un système informatique très protégé, sans qu’aucun humain ne la guide. C’est ce qu’OpenAI a dévoilé le 3 septembre 2026 avec GPT-6 Astra, présenté comme son modèle le plus puissant à ce jour. Fini le simple chatbot qui répond à une question et laisse l’utilisateur exécuter lui-même les étapes, Astra agit seul sur un ordinateur, résout des problèmes scientifiques inédits et inquiète autant qu’il impressionne.

L’exemple mis en avant par OpenAI est parlant. Chargée de trouver un logement correspondant à des critères précis, l’IA a bouclé la recherche en dix minutes, contre six heures pour un testeur humain. Astra peut aussi remplir des tableurs, créer un site Web de toutes pièces ou publier seul une petite annonce en ligne. Sur le papier, c’est un gain de temps considérable pour des tâches fastidieuses.

Le déploiement se fera par étapes. Astra est d’abord réservé à un nombre limité d’organisations, avant d’être ouvert dans les prochains jours aux abonnés payants de ChatGPT ainsi qu’aux développeurs. Les utilisateurs de la version gratuite n’y auront pas accès.

Un niveau de risque jamais atteint en cybersécurité

Astra est le premier modèle qu’OpenAI classe au niveau de risque maximal, dit « critique », de sa propre grille d’évaluation en cybersécurité. Concrètement, cela signifie qu’avec les bons outils et les bons accès, l’IA est capable de repérer toute seule des failles de sécurité encore inconnues, ce qu’on appelle des failles « zero-day », dans des systèmes pourtant bien protégés, puis d’imaginer une stratégie complète pour les exploiter sans qu’un humain guide chacune de ses étapes.

Sur un test d’OpenAI évaluant la capacité à développer des attaques à partir de vulnérabilités connues, Astra obtient un score parfait de 100 %. Plus frappant encore, pendant ses propres évaluations…

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Auteur: Margaux Acosta