À partir des restes de près de 100 individus retrouvés dans la nécropole française de la commune de Gurgy (Yonne) vieille de 6 700 ans, nous avons reconstitué deux vastes arbres généalogiques préhistoriques révélant ainsi de nouvelles informations sur une communauté du Néolithique (5e millénaire avant J.-C.).
Nos nouveaux résultats, publiés aujourd’hui dans Nature, montrent un groupe d’agriculteurs préhistoriques qui vivaient au sein d’un réseau formé de plusieurs communautés.
Ce groupe s’est installé à Gurgy en apportant avec lui les ossements d’un « père fondateur », établissant ainsi une lignée sur sept générations, structurée par les hommes.
Ces derniers restaient dans la communauté alors que les femmes se déplaçaient vers d’autres groupes pour fonder de nouvelles familles.
Il n’est pas si facile de comprendre les comportements sociaux des sociétés passées
Il y a environ 9 000 ans, le « mode de vie néolithique » s’est répandu de l’Anatolie (la grande péninsule composée principalement de l’actuelle Turquie) vers l’Europe occidentale, transporté par de grandes migrations humaines.
De chasseurs-cueilleurs nomades, les gens se sont sédentarisés et ont commencé à cultiver. Avec la capacité de produire et de stocker de la nourriture supplémentaire, les Néolithiques ont développé de nouveaux fonctionnements sociaux fondés sur la richesse, la gestion des terres et l’accès aux ressources, formant notamment des hiérarchies sociales.
Les sépultures anciennes peuvent nous en apprendre beaucoup sur la manière dont les hommes préhistoriques traitaient leurs morts. Cependant, il a toujours été difficile pour les chercheurs de comprendre comment ces sociétés se comportaient au quotidien. Ces difficultés sont dues à l’absence de documents écrits et à des données matérielles qui peuvent être difficiles à interpréter (réseaux d’échanges de matières…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Maïté Rivollat, Archaeologist, Université de Bordeaux

