« Gracias a la vida », la chanson de Violeta Parra qui continue à défier les dictatures …

« Gracias a la vida » est une chanson écrite, composée et créée par la chanteuse chilienne Violeta Parra . Elle a été enregistrée pour la première fois en 1966 sur l’album Las Últimas Composiciones, son dernier album .C’est l’une des chansons chiliennes les plus connues, reprise notamment par Joan Baez qui a donné son titre à l’un de ses albums. Un article à lire dans RFI …

Le Chili des années 50. Un pays fait de chaînes de montagnes et de mer interminables, de villages andins, de forêts millénaires, de mines de cuivre et de profondes inégalités sociales. D’un côté les élites urbaines, de l’autre, les paysans, les mineurs, les travailleurs qui font tourner l’économie mais dont personne ne raconte vraiment l’histoire. Personne, sauf une femme : Violeta Parra. 

Sans elle, une partie de la mémoire populaire chilienne aurait sûrement disparu. Fille de paysan et de professeurs d’un petit village, alors que tout le monde regarde vers la modernité, elle fait exactement l’inverse. Elle, elle veut être libre, elle veut comprendre et ressentir. Elle prend le large avec sa guitare à 14 ans. Elle traverse, seule, le pays. Elle enregistre les chansons des campagnes, les histoires des villages, les mélodies, les voix du territoire. Elle comprend que la culture, c’est du pouvoir.

Violeta Parra engagée et contestataire impose le folklore dans les musées. Elle est la première artiste latino-américaine à exposer au Louvre, à Paris. Ses céramiques, ses peintures et ses broderies deviennent un récit d’histoire. Et nous voilà en 1966, quand Violeta Parra écrit « Gracias a la Vida ». À la première écoute, on a l’impression d’entendre une chanson légère et optimiste avec les notes du charango, la guitare traditionnelle des Andes. L’album s’appelle Ultimas composiciones, dernières compositions.

Merci à la vie, merci pour les yeux, merci pour les sons, merci pour les mots, mais non, cette…

La suite est à lire sur: www.prendreparti.com
Auteur: Claude Morizur