Juan Dal Maso, théoricien marxiste et militant trotskyste argentin, est l’auteur de nombreux textes sur Gramsci, Trotsky, Althusser, Sacristán ou encore Mariátegui[1]. Les éditions Communardes viennent de traduire et de publier son ouvrage intitulé Le marxisme de Gramsci, publié initialement en espagnol en 2016.
Il y étudie au fil des 7 premiers chapitres des questions fondamentales du marxisme de Gramsci (traduisibilité des langages ; nouvelle immanence ; État intégral ; révolution passive et révolution permanente ; hégémonie ; Prince moderne ; conception de l’Étatouvrier et du socialisme) et conclut par un chapitre consacré à la réception de Gramsci en Amérique latine et à la pertinence de ses conceptions dans ce contexte, suivi par une postface revenant sur l’actualité de Gramsci pour notre temps, en particulier en France.
Sa fine connaissance de l’œuvre gramscienne permet à l’auteur de formuler des analyses précises sur une vaste série de thèmes dans un propos concis et dense – même si l’on souhaiterait parfois qu’il soit plus développé. Comme l’indique le titre du livre, Dal Maso défend une lecture marxiste de Gramsci, et plus précisément une lecture marxiste révolutionnaire, éclairée à différentes reprises par des comparaisons avec les conceptions de Trotsky.
Étant donné le nombre de questions passées en revue, une discussion exhaustive de l’ouvrage est impossible. Je m’arrêterai donc ici sur certains des points qu’il soulève pour montrer ce que cette lecture a de fructueux, tout en faisant part de nuances qu’il me semble important de signaler, notamment en ce qui concerne les rapprochements ou les oppositions entre Gramsci et Trotsky.
Critique du réformisme et question de la guerre…
Auteur: romain romain

