« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

À quelques semaines de l’examen au Sénat de son projet de loi pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme, Aurore Bergé était l’invitée de CNews, mercredi. La discussion avec les chroniqueurs a vite tourné autour de la théorie du grand remplacement. Conceptualisée par l’essayiste d’extrême droite Renaud Camus, cette théorie consiste à croire qu’une certaine élite organiserait le remplacement de la population française blanche et chrétienne par une population venant des pays du sud, noire, maghrébine et musulmane. Le péril serait ici multiple : un renversement démographique doublé d’un renversement culturel.

Pressée par les chroniqueurs de dire si cette théorie était selon elle raciste, la ministre a éludé la question à plusieurs reprises, avant de répondre : « Non, je ne pense pas que ce soit une théorie… », laissant sa phrase en suspens. Aurore Bergé a également qualifié cette théorie de « fausse, factuellement », « même mensongère, parce que cherchant à créer un terreau de peur dans notre pays », a-t-elle ajouté.

Sur franceinfo, le lendemain, Aurore Bergé a tenté d’expliciter son point de vue en estimant que le débat sur ce sujet faisait « partie de la liberté d’expression ». « Et donc je crois que le ranger sur le caractère raciste voudrait dire qu’on n’a pas le droit d’en débattre. Moi, je préfère combattre », a-t-elle plaidé.

Un « glissement progressif » de cette théorie…

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Auteur: Simon Barbarit