On aura compris que le retour de l’extrême droite républicaine au pouvoir au Etats-Unis allait marquer le grand retour de l’impérialisme américain réduisant à néant l’existence de l’ONU et le concept de Droit International qui conservait un semblant de modus vivendi depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale ; c’est donc le plus fort qui fait la loi : les bombardements sur l’Iran auront surtout eu comme utilité d’envoyer un message clair et brutal à tous les pays qui contesteraient l’hégémonie américaine.
Mais ne nous y trompons pas , lorsque l’on compare historiquement le statut des puissances hégémoniques , on perçoit de nettes différences : les puissances mondiales de l’Angleterre au XIXe siècle relayée par la puissance américaine depuis la Première Guerre Mondiale étaient des locomotives économiques sous le fouet de la productivité libéralisée au marché mondial. Lorsque les canonnières faisaient sentir la poudre aux gouvernements réfractaires comme lors des 2 guerres de l’Opium envers la Chine ( 1939 puis 1856 ), ce fut surtout après que le « doux commerce libéral » n’a plus suffit à neutraliser les barrières douanières et politique.
Lors de la deuxième Guerre Mondiale , les crises économiques et politiques ont favorisé déjà de gigantesques investissements dans des armements toujours plus destructeurs, mais la victoire du camp libéral allait permettre de décupler les potentialités du commerce mondial en restructurant les innovations militaires dans la production civile de masse.
Au XXIe siècle , la puissance dominante américaine n’est plus portée que par la seule force militaire , la plupart de ses investissements s’effectuant dans les produits de haute valeur ajoutée technologiques qui alimentent surtout le secteur aéro-spatial et l’armement ; grâce au dollar qui sert encore dans la plupart des grandes transactions internationales et aux fonds de pensions spéculatifs,…
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