Les demandes de huis-clos partiels se multiplient depuis quelques jours dans les auditions de la commission d’enquête sénatoriale sur les marges de la grande distribution et de ses fournisseurs. Au contraire d’autres industriels de premier plan, Procter & Gamble France a fait le choix de s’exprimer entièrement en public ce 31 mars.
La filiale française de la multinationale américaine spécialisée dans les produits de nettoyage, d’hygiène et de pharmacie fait partie de ces acteurs de poids du monde de la grande consommation, d’où son témoignage précieux pour les travaux du Sénat. Le conglomérat, connu pour ses marques Pampers, Gillette, Mr Propre, Ariel, Always, ou encore Head & Shoulders, revendique sa présence dans neuf foyers français sur dix.
Un mois après la fin des négociations annuelles avec la grande distribution, l’industriel a fait état d’une tendance à une dégradation du climat de discussions dans cette période clé de l’année. Pour Aurélie Dugny, directrice des ventes de l’entreprise, la période de forte inflation qui a traversé la France de 2021 à 2023 a laissé des traces dans ces tractations commerciales.
« Un peu plus de frictions et de tensions » avec les enseignes depuis deux ou trois ans
Elle a évoqué « un peu plus de frictions et de tensions », voire d’une « guerre des prix ». « Il y a évidemment une volonté de relancer, de redynamiser, donc forcément cela augmente un petit peu les tensions »,…
Auteur: Guillaume Jacquot

