A l’initiative des élus écologistes, le Sénat a ouvert en décembre dernier une commission d’enquête sur « les marges des industriels et de la grande distribution ». Après les associations de consommateurs, c’est au tour des représentants du monde agricole de répondre aux questions de la Chambre haute ce jeudi. En dépit du renforcement du cadre législatif depuis 2018, notamment via la mise en place des lois dites « Egalim », la grande distribution est fréquemment accusée de tirer les prix à la baisse, au détriment des agriculteurs et des producteurs. Dans le même temps, les étiquettes des produits alimentaires ne cessent de grimper, sur fond de crise inflationniste.
La FNSEA, les Jeunes Agriculteurs (JA) et la Coordination rurale (CR) ont fait le déplacement au Palais du Luxembourg. Aussi sollicitée, la Confédération paysanne n’a pu répondre présente, 52 de ses membres étant « encore en garde à vue ce matin », a signalé la rapporteure écologiste Antoinette Guhl, à la suite des manifestations dans la capitale.
« La plupart des exploitations françaises sont en difficulté financière »
Les trois syndicats présents ont rapporté les revendications du monde agricole, alertant sur un « manque de revenus ». « Le ciseau est en train de se refermer sur l’agriculture française », a déploré Yohann Barbe, membre du bureau de la FNSEA, alors qu’il y a « un intérêt collectif à aider le monde agricole à s’en sortir…
Auteur: Aglaée Marchand

