« En matière de négociations commerciales, vous vous qualifieriez plutôt de loup prédateur ou de doux comme un agneau ? » C’est par un clin d’œil à la campagne publicité phénomène de la fin 2025 que la rapporteure que la rapporteure de la commission d’enquête sénatoriale sur les marges dans la grande distribution et les industries, Antoinette Guhl (écologiste) a ouvert ses questions aux dirigeants d’Intermarché. L’acteur est le troisième du secteur, en termes de chiffre d’affaires, derrière E.Leclerc et Carrefour.
« J’espère le loup bien aimé maintenant », a répondu Thierry Cotillard. Le président du groupement Mousquetaires, auditionné ce 11 février au Sénat, a résumé la politique d’achat de l’enseigne de la façon suivante : « améliorer » les « conditions d’achats sur ce qui se vend le plus ».
« Ce n’est pas tout blanc, ce n’est pas tout noir »
« C’est souvent les grands groupes, les grandes marques nationales, avec lesquelles les négociations sont les plus tendues […] Ce n’est pas tout blanc, ce n’est pas tout noir. Et quand je le fais, et que la négociation est un peu tendue, c’est vraiment au service du consommateur, parce que si on n’avait rien fait, on aurait pris 40 % et pas 25 % [de hausses tarifaires] », a-t-il défendu.
Le dirigeant a notamment indiqué qu’une charte avait été signée avec la FEEF (Fédération des entreprises et entrepreneurs de France), autrement dit…
Auteur: Guillaume Jacquot

