Grande vitesse (19.01)

Gagner du temps, réduire les distances, s’affranchir du relief des territoires, survoler les bassins-versants, tracer la voie de l’avenir et de l’écologie… Tout ça en tapant des pointes à 320 km/h ! C’est ce que promet le Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) projet censé relier Bordeaux à Dax et Toulouse d’ici 2030. Un « grand rendez-vous européen » annoncé pour cette année et à ne rater sous aucun prétexte. Le chantier qualifié d’« historique » par ses promoteurs semble pourtant dégager un goût de déjà-vu bien amer…

Sous prétexte de désenclaver le sud-ouest et de régler le « bouchon ferroviaire », la SNCF et les régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine s’empressent d’exproprier des terres agricoles et des habitations, de raser des forêts et des sites Natura 2000, de détruire des équipements publics et de rouler sur des espèces protégées. En clair, de dégager toutes celles et ceux qui se trouvent sur le chemin de la vitesse.
Le tracé, dont l’impact négatif écologique, sociale et financier est évidemment sous évalué, ne fait que reproduire des liaisons ferroviaires déjà existantes et n’est d’aucune utilité pour la grande majorité des habitant·e·s (qui le financent souvent sans le savoir). Il servira les hommes d’affaires pressés de pouvoir gagner 1h de leur précieux temps sur leurs déplacements, et surtout les intérêts économiques des entreprises engagées dans la réalisation des travaux.

Dans la lignée des projets inutiles et imposées, ce projet de LGV n’est pas vraiment connu du grand public, et sa médiatisation se limite bien souvent à la diffusion des arguments fallacieux des président·e·s de région Alain Rousset et Carole Delga. Pour prendre le temps d’y voir plus clair, nous vous invitons à une soirée de présentations et d’échanges sur les luttes contre le projet de LGV Sud-Ouest le 19 janvier prochain à Toulouse.

Au…

La suite est à lire sur: iaata.info
Auteur: IAATA