La crise humanitaire dans le sud de la bande de Gaza « se détériore rapidement » pour les dizaines de milliers de personnes déplacées qui s’entassent dans une « zone très encombrée le long de la côte » dans une « chaleur estivale brûlante » tandis que « le conflit actif et l’anarchie » ont rendu « presque impossible » pour les travailleurs humanitaires de répondre aux « besoins croissants ».
Il s’agit là certains des nombreux avertissements sur la crise humanitaire à Gaza contenus dans le dernier rapport de situation du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).
Un seul repas par jour ou parfois un repas tous les deux jours
Ces conclusions sont le fruit de récentes évaluations inter-clusters des Nations Unies menées par l’OCHA entre le 7 et le 14 juin. Elles ont porté sur quatre sites de déplacement informels à Deir al Balah, deux à Khan Younis et deux dans la zone d’Al Mawasi à Rafah.
L’Agence onusienne signale également que dans les camps de personnes déplacées du centre et du sud de la bande de Gaza, « de nombreux ménages déclarent n’avoir qu’un seul repas par jour, certains n’ayant qu’un repas tous les deux ou trois jours ». Ils dépendent essentiellement du pain, du partage de la nourriture avec d’autres familles et du rationnement des stocks.
Seule une petite partie des personnes déplacées peut régulièrement avoir accès à des repas chauds. Aucune distribution de farine ou de colis alimentaires n’a eu lieu récemment, et les produits alimentaires de base sur le marché sont largement inabordables. Il y a également un manque criant de lait et de lait maternisé pour les bébés et de suppléments nutritionnels pour les enfants, les femmes enceintes et celles qui allaitent.
Deux enfants dans un abri scolaire de l’UNRWA à Khan Younis, dans le sud de Gaza, en route pour aller chercher de l’eau.
Les…
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Auteur: Nations Unies FR

