Dans son dernier rapport sur la situation en Syrie, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) note que les combats et l’instabilité ont de « graves conséquences économiques ».
Des hausses de prix d’autres produits ont été signalées sur les marchés à travers le pays, le prix du poulet ayant augmenté de 119 %, ce qui affecte gravement l’accès des populations à l’alimentation de base. De manière générale, les prix ont augmenté entre le 27 novembre et le 9 décembre de 18 à 90 % sur tous les marchés.
Or sur le terrain, les hostilités en cours limitent l’accès humanitaire – en particulier à Quneitra, Menbij et Deir ez-Zor – entravant les efforts de distribution de l’aide alimentaire et l’accès des agriculteurs à leurs terres alors que la saison des semis de blé commence.
De plus, l’extrême fluctuation des taux de change a également entraîné une instabilité économique, provoquant la fermeture des magasins et la thésaurisation des produits par les marchands.
Une fille qui a fui l’escalade de la violence à Alep avec sa famille arrive dans un centre d’accueil dans la ville d’Ar-Raqqa, en Syrie.
Accès limité des services de nutrition dans le nord-est de la Syrie
Dans ce climat d’incertitudes, la plupart des interventions en matière de nutrition, y compris les centres de surveillance nutritionnelle, qui fonctionnent sous l’égide du ministère de la santé, sont toujours suspendues. De nombreux agents de santé et de nutrition se sont déplacés vers d’autres gouvernorats en raison de l’insécurité, selon l’OCHA qui ajoute que l’accès aux services de nutrition dans le nord-est de la Syrie reste limité à cause des hostilités en cours, les couvre-feux et les pénuries de carburant.
Les services de nutrition à Ar-Raqqa sont suspendus depuis le 8 décembre. Trois cliniques…
Auteur: Nations Unies FR

