« À raison ou à tort, il nous arrive de lire de-ci de-là dans les journaux l’implication d’entreprises et de laboratoires grenoblois dans les guerres en cours aussi bien au Yémen qu’en Ukraine. Qu’en est-il réellement ? Comment la « Silicon Valley à la Française » tant vantée par nos élites politiques est en réalité depuis la Première Guerre mondiale une vallée de la mort où à l’instar de Paris (Saclay) et de Toulouse, il s’imagine dans nos vertes montagnes les armes de demain ? Rentrons, si vous le voulez bien, au cœur de l’innovation de Défense made in Grenoble. »
[…] CONSIDÉRANT que la guerre a fait comprendre aux nations belligérantes l’influence prépondérante de la Science et de la Technique sur le bien-être et la puissance de chaque pays aussi bien en temps de guerre qu’en temps de paix ; que non seulement l’initiative privée essaie d’organiser des recherches de grande envergure, intéressant le pays tout entier, mais qu’en outre plusieurs Gouvernements participent activement et viennent en aide à de telles entreprises.
EN CONSÉQUENCE la Fédération du Travail réunie en Congrès déclare qu’il est d’un intérêt majeur pour le bien-être de la Nation d’aborder un large programme de recherche scientifique[…].
Délibération de la Fédération Américaine du Travail , Juin 1919, lu par Henry Le Chatelier lors d’une séance de l’Académie des Sciences
Cette citation liée aux politiques militaires des vainqueurs de la Première Guerre mondiale pourrait tout aussi bien sortir d’un rapport parlementaire actuel tant le retour de la question militaire implique de plus en plus le développement des technologies et des recherches scientifiques les plus poussées.
Et à raison ou à tort, il nous arrive de lire de-ci de-là dans les journaux l’implication d’entreprises et de laboratoires grenoblois dans les guerres en cours aussi bien au Yémen qu’en Ukraine. Qu’en…
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Auteur: dev

