Du 10 au 12 février, les salariés de l’entreprise de jeux vidéos Ubisoft, qui possède un studio à Montpellier, sont en grève. (« Le Poing »)
Du 10 au 12 février, les salariés de l’entreprise de jeux vidéos Ubisoft, qui possède un studio à Montpellier, sont en grève. Ils dénoncent des “décisions autoritaires et opaques” de la direction après l’annonce en janvier d’un large plan d’économies et d’une quasi-disparition du télétravail
Devant les locaux montpelliérains de l’entreprise de jeu vidéo Ubisoft, ce mardi 10 février, il y a cette pancarte. On y voit trois cœurs dont deux remplis de rouge, dessinés à la manière d’une barre de vie dans un jeu vidéo, accompagnés de la mention “On n’a pas HP [points de vie, ndlr] infini”. Derrière la référence geek pleine d’humour, on sent une inquiétude palpable chez les salariés.
“On se demande quand le tour de Montpellier va venir…”
Car après le mouvement de protestation qui avait agité le groupe en octobre 2024 autour d’une réduction du télétravail et des conditions salariales, celui-ci a annoncé le 21 janvier l’annulation de plusieurs jeux et un plan d’économies de 200 millions d’euros sur deux ans. Une décision qui entraine la fermeture de deux studios (l’un au Canada, l’autre en Suède), l’annonce d’un plan de départs volontaires touchant 200 postes dans le siège français de l’entreprise, ainsi que son lot d’incertitudes pour l’antenne montpelliéraine. “On a appris l’annulation du remake du jeu Prince Of Persia que l’entreprise avait lancé dans la presse”, se désole Clément Montigny, délégué syndical STJV (Syndicat des travailleurs du jeu vidéo) Ubisoft Montpellier.”C’est toujours comme ça, les décisions sont verticales et autoritaires, et il n’y a pas de concertation. On se demande quand le tour de Montpellier va venir…”, s’interroge-t-il.
“On ne laissera pas…
Auteur: Elian Barascud

