A la veille du début des vacances d’été, un mouvement de grève vient bousculer les futurs vacanciers. Lancé par L’Unsa-Icna, le deuxième syndicat d’aiguilleurs du ciel, le mouvement réclame de meilleures conditions de travail et des effectifs plus importants. Sur les 1 400 contrôleurs aériens français, 270 se sont déclarés en grève. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot a indiqué ne pas vouloir céder aux demandes des syndicats pointant des revendications « inacceptables ».
Vincent Capo-Canellas abonde dans le même sens que le ministre : « Ils prennent en otage les Français, c’est tout le contraire d’un dialogue social », alerte le sénateur, auteur d’un texte de loi pour prévenir les mouvements de grève dans le secteur aérien. Il prévient cependant : « Ma loi n’avait pas vocation à empêcher le dialogue social. Ce que je refuse, c’est la prise d’otage ».
« Cela permet d’ajuster les vols en fonction du mouvement de grève »
Adoptée fin 2023, la loi prévoit qu’en cas de grève des contrôleurs aériens, les syndicats ont l’obligation de déposer un préavis cinq jours avant. Pour le personnel, une déclaration de grève doit être déclarée au plus tard à midi l’avant-veille de chaque journée de grève. Une sanction disciplinaire est engagée en cas de manquement.
« En connaissant 48 heures à l’avance le nombre de grévistes, il est plus simple de juger du nombre d’abattements de vols à…
Auteur: Marius Texier

