Déjà neuf jours que des centaines de médecins libéraux ont initié un mouvement de grève, entre fermetures de cabinets et exils symboliques vers des pays voisins. Certaines mesures du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) sont venues cristalliser un « malaise plus profond de ces professionnels », a rapporté Philippe Mouiller (LR), président de la commission des Affaires sociales du Sénat ce mercredi. Principales préoccupations de la profession : les articles 77 et 78 du PLFSS, relatifs à la possibilité de déclasser ou supprimer des actes, de réviser les hiérarchisations ou de fixer les prises en charge et remboursement par voie réglementaire. D’autres points concernant l’alimentation du dossier médical partagé (DMP) et la prescription d’arrêts de travail ont également fait grincer des dents, ceux-ci n’ont « pas été soutenus par le Sénat », s’est défendu Philippe Mouiller. Cette mobilisation soulève des « interrogations sur l’avenir de la médecine libérale », relatif au contexte financier de l’Assurance maladie et à l’accès aux soins sur le territoire, a poursuivi le sénateur des Deux-Sèvres.
Auditionné par la commission, le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), Thomas Fatôme a mis en garde contre certaines fausses croyances : « Il a été difficile pour les médecins de faire le tri entre ce qu’il y a effectivement dans le PLFSS publié et les…
Auteur: Aglaée Marchand

