Journée de mobilisation intersyndicale à Montpellier, le 2 octobre 2025, dans le cadre de la troisième mobilisation du mouvement « On bloque tout » (Photo de Mathieu Le Coz / Hans Lucas)
Plus de 7 000 personnes ont défilé dans le calme à Montpellier ce 2 octobre à l’appel de l’intersyndicale, avant une manifestation sauvage réprimée par la police. On comptait 10 000 manifestant·es le 10 septembre et 15 000 le 18 septembre. De quoi remettre en cause la stratégie des syndicats, ralliés sur le tard au mouvement “On bloque tout”, d’appeler à des journées de mobilisation éparpillées, plutôt que de taper vite et fort. Et ce d’autant plus que les blocages sont timides.
Ce sont une nouvelle fois les étudiants qui ont ouvert le bal de cette journée de mobilisation montpelliéraine, à l’aube, pour bloquer l’université Paul-Valéry. La police est rapidement intervenue en menaçant des jeunes avec un lanceur de balles de défense. Les lycées Jean Monnet, Frédéric Bazille, Joffre, Georges Clémenceau et Jules Guesde ont également été bloqués dans la matinée.
Toujours du côté de l’enseignement, les AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) du collège des Escholiers de la Mosson ont tenu un piquet de grève devant l’établissement pour dénoncer l’abandon des enfants en situation de handicap, conséquence directe des politiques d’austérité.
La place de la Comédie occupée malgré le parcours imposé
Quelques minutes avant le départ de la manifestation, place Albert 1er, on apprend que le tribunal administratif vient de casser l’arrêté du préfet de l’Hérault voulant discriminer les manifestants en interdisant « toute personne extérieure à la manifestation déclarée par l’intersyndicale, composée de ses adhérents, militants et sympathisants ». « Un de ses arguments était de dire que c’était pour lutter contre l’extrême droite, mais un groupuscule a…
Auteur: Le Poing

