Sud-Rail, la CGT-cheminots, et le collectif national des contrôleurs (CNA) appellent à plusieurs journées de grève à la SNCF autour du 8 mai. Dans une entreprise qui a réalisé 3,5 milliards d’euros de bénéfices en 3 ans, les profits ont bien du mal à être redistribués aux salariés.
« Je fais comme mon patron, qui parle d’augmentations de salaires sur 3 ans : je parle de bénéfices sur 3 ans, sourit Fabien Villedieu, secrétaire fédéral SUD Rail. Or ces trois dernières années, la SNCF a fait 3,5 milliards de bénéfices ! C’est le fruit du travail des cheminots, il faut donc le répartir équitablement ». A l’approche du pont du 8 mai, les cheminots s’apprêtent donc à aller chercher, par la grève, les augmentations de salaire et l’amélioration des conditions de travail qui devraient s’imposer dans toute entreprise largement bénéficiaire.
La colère est d’abord montée du côté des contrôleurs (ASCT), via le collectif national ASCT (CNA), qui a émis l’idée d’une grève les 9, 10 et 11 mai. Outre la question de la répartition des bénéfices de l’entreprise, ces salariés se disent excédés par la mise en place d’un logiciel qui, pour optimiser le roulement, désorganise leur planning parfois 24 heures à l’avance seulement..
Différents appels à la grève
Dans la foulée, Sud-Rail, troisième syndicat à la SNCF mais deuxième chez les contrôleurs, a rejoint l’appel du CNA et a ajouté des dates dans d’autres professions. La fédération syndicale appelle ainsi les agents commerciaux à la grève le 5 mai, les conducteurs à partir du 6 mai, pour 48 heures et les agents du matériel le 7 mai. « C’est un collectif que nous avons appris à connaître depuis la grève de décembre 2022 et avec lequel il y a un respect mutuel et évidemment des intérêts communs. C’était donc logique de les rejoindre », explique Fabien Villedieu. FO, non représentatif à la SNCF…
Auteur: Guillaume Bernard
