« Sans les femmes, tout s’arrête ! » Le mot d’ordre sonne comme un avertissement. À l’appel d’une centaine d’associations, de collectifs et de syndicats réunis au sein du mouvement Grève féministe, plus d’une centaine de manifestations et d’événements sont annoncés le 8 mars, partout en France. À l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le mouvement appelle à une grève du travail, des tâches domestiques et de la consommation.
« Il y aura moins de personnes en grève cette année un dimanche, même si, dans les métiers à prédominance féminine comme la santé, le commerce ou l’hôtellerie-restauration, beaucoup de personnes travaillent ce jour-là », prévient Julie Ferrua, une des porte-parole de Solidaires. Avec l’ensemble des syndicats français, elle porte cette année la revendication d’une transposition dans le droit français de la directive européenne sur la transparence des rémunérations. Un texte qui permettrait de mettre en évidence les différences de salaires entre les femmes et les hommes, comme entre les métiers féminisés et ceux qui ne le sont pas. Et ainsi servir de socle à la revendication syndicale « à travail égal, salaire égal ».
Or, en la matière, de nombreux progrès restent à réaliser. « Les inégalités salariales sont toujours extrêmement importantes. Elles sont de presque 22 % au détriment des femmes et même de 30 % si on comptabilise les privés d’emploi », indique Myriam Lebkiri, référente du collectif Femmes-mixité de la CGT, à l’occasion d’une conférence de presse organisée ce mercredi 4 mars. Ces inégalités se creusent encore au moment de la retraite, puisque les écarts de pension grimpent à 38 %, selon la syndicaliste.
Une centaine de rassemblements…
Auteur: Stéphane Ortega

