Une intersyndicale italienne a mené une grève générale vendredi 3 octobre en soutien à Gaza et pour protester contre les arrestations de la flottille humanitaire mercredi soir. 40 000 personnes se sont rassemblées à Gênes, lieu fort de la mobilisation, selon les syndicats. Après des rassemblements massifs ces dernières semaines, le mouvement social italien poursuit sa dynamique en réunissant étudiants, familles, dockers et travailleurs de différents secteurs dans cette ville portuaire majeure.
Les routes qui surplombent le port de Gênes étaient pleines ce vendredi. De quoi bloquer un noeud autoroutier majeur de la sixième plus grande ville d’Italie. Un appel à la grève générale a été lancé pour ce 3 octobre par l’USB (Union syndicale de base), la CGIL (Confédération italienne du travail), la CUB (Confédération italienne de base) et le CALP (Collectif autonome des travailleurs portuaires). 40 000 personnes se sont rassemblées à Gênes, le coeur de la mobilisation, selon les syndicats. Partout dans le pays, le privé mais aussi le public a été touché par des grèves dans les transports (bus, avions, trains), les écoles, les crèches, les universités – près de 3 000 étudiants ont défilé rien qu’à Gênes selon la presse italienne -, les services de santé et bien sûr les ports.
Cela fait plusieurs semaines que la mobilisation à Gênes fait le tour du monde. Manifestations massives le 22 ou encore le 27 septembre, actions de blocage des livraisons d’armes vers Israël par les dockers… Côté français, certains syndicalistes tentent de faire des ponts avec cette lutte italienne. Une délégation de dockers CGT étaient à Gênes cette semaine. Par la suite, un appel à 4 heures de grève dans les ports français a été lancé pour le 2 octobre. Un nouvel appel à cesser le travail deux heures le 10 octobre vient d’être annoncé par la FNPD-CGT (fédération nationale des ports et…
Auteur: Maïa Courtois

