18 Juillet 2026
Les détenus, solidaires avec les grévistes, nous demandent de publier leurs témoignages afin de visibiliser les conditions auxquelles ils sont soumis dans les centres.
“Pour résister à l’oppression et à la détention, une grève de la faim est parfois tout ce qui nous reste. » Monsieur B, 47 ans, est entré en grève de la faim le 15 juin 2026 dans la centre fermé de Merksplas pour exiger sa libération. Il a déjà perdu 14 kilos. “Je continuerai jusqu’à la mort ou ma libération.”
Monsieur B. est placé en isolement. « Dans ma cellule, je suis seul comme un chien”. « Les médecins n’en ont rien à foutre. Est-ce que quand un humain fait la grève on ne vient pas le checker ? Est-ce possible ça ? Il prend seulement la tension, et c’est tout. Quand on appelle le directeur, il ne vient pas.”
Mais il sait qu’il n’est pas seul dans son combat : “d’autres personnes ici sont en grève de la faim”, dit-il. “Ils sont tous placés en isolement, pour empêcher la solidarité entre eux.”
Plusieurs autres détenus dans ce centre sont également en grève. Un homme crie aux droits humains et nous demande de prévenir des organisations de défense des droits : “Beaucoup de problèmes, y a pas de droits de l’homme ici ?”
Une autre personne encore est en grève depuis 40 jours. Son état devient très inquiétant et ses co-détenus appellent au secours. Il essaie de nous téléphoner mais est incapable de s’exprimer correctement. Sa voix ne tient qu’à un fil, le rendant incapable de témoigner.
Au centre fermé de Vottem, on nous parle aussi d’un détenu qui est en grève de la faim depui le 10 juillet. Il nous dit : “J’ai fait un malaise samedi, j’ai vomi de l’acide, puis on m’a amené à l’hôpital. Depuis je suis au cachot. J’ai du mal à boire de l’eau et on a trouvé du sang dans mon urine, je perd du poids chaque jour.” Avec lui, deux autres détenus sont aussi en…
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