Publié le 10/08/2026
Il y a quelques semaines, plusieurs personnes détenues témoignaient au sujet de grèves de la faim en cours depuis différents centres fermés : Merksplas, Vottem, 127bis, Bruges1.
Parmi ces personnes, plusieurs ont poursuivi leur grève des jours voire des semaines plus tard, jusqu’ aujourd’hui encore pour certains, parfois depuis des cellules d’isolement. Les grévistes expriment une dégradation de leur santé physique et psychique profondément alarmante.
Ce 28 juillet, L’un d’eux avait reçu la visite d’un médecin extérieur indépendant collaborant avec l’organisation Médecins Sans Frontières, qui avait pu constater qu’il se trouvait dans un état de santé très grave
Ce Monsieur a été expulsé de force deux jours plus tard, le 30 juillet 2026.
Par ailleurs, nous apprenons qu’aucun policier ou agent sur place n’a accepté de prendre acte de la demande de protection internationale qu’il voulait introduire, ce qui est une claire violation de ses droits.
Pendant son enfermement, il nous rapportait :
“Ici ils sont trop méchants avec nous. Ils veulent nous obliger à manger.”
“Ramenez-moi dans un cercueil à la maison. Ils veulent qu’on meurt ?”
“Ici c’est des racistes. Je déteste comment ils nous parlent. L’infirmière elle crie sur moi, elle provoque.”
Depuis, nous ne parvenons pas à avoir de ses nouvelles. Nous pensons qu’il y a de fortes raisons de s’inquiéter des conditions dans lesquelles a pu se dérouler l’expulsion ; il parvenait à peine à marcher quelques pas, il était à bout de forces et avait perdu 15 kg suite à sa grève de la faim de plus de 20 jours.
C’est avec une immense colère que nous avons appris cette expulsion. L’Office des étrangers se rend responsable d’actes d’acharnement qui se rapprochent de la torture.
Pour que cette expulsion ait bel et bien lieu, il a sûrement fallu que le personnel supposé “soignant” du centre rédige…
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