Les assistants d’éducation, chargés de l’encadrement et de la surveillance des élèves durant les temps scolaires principalement au collège et au lycée, seront en grève ce mardi 2 juin. Une intersyndicale (FSU, CGT, CFDT, UNSA, Sud et SNALC) est à l’origine de l’appel. Une mobilisation loin d’être évidente à mettre en place pour ces personnels qui font partie des plus précaires de l’Éducation nationale. Moins d’un assistant d’éducation sur cinq est en CDI, selon le dernier bilan de la CGT Educ’action réalisé en 2025.
Cette très faible proportion s’explique par la condition posée : pour atteindre la CDIsation, il faut avoir exercé pendant six ans – contre trois pour les accompagnant-es d’élèves en situation de handicap (AESH). De plus, les syndicats constatent des « abus liés aux non-renouvellements de contrats avant l’accès au CDI. Certains établissements contournent le droit pour éviter la professionnalisation des AED », explique la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques dans son communiqué.
« On est encore loin d’une discussion sur un vrai statut d’AED », regrette Elena Blond, secrétaire nationale de la CGT Educ’action. Les AED sont employés directement par les chefs d’établissement. Seuls ceux qui obtiennent un CDI contractualisent alors avec le rectorat. « Nous voudrions que tous les AED soient embauchés par les rectorats, pas par les chefs d’établissement, car ils subissent beaucoup de pressions de ces derniers. Demain [2 juin], participer au mouvement de grève va être difficile pour beaucoup, car nous sommes en pleine période de renouvellement des contrats », explique la responsable syndicale.
Toujours pas de grille salariale nationale
Concernant les salaires, suite à une série de mobilisations, les AED comme les AESH ont obtenu en 2022 des petites victoires, dont le droit à une prime REP et REP+ qui a commencé à leur être versée en 2023. Mais la précarité…
Auteur: Maïa Courtois

