Grimper aux arbres, l'alternative écolo à l'accrobranche

Forêt d’Arbois (Jura), reportage

« Pour vous, à quoi sert un arbre ? » À la question lancée par Benoît, les réponses fusent : « À nous permettre de respirer ! » lance Lorenzo. « À faire de l’ombre ! » ajoute Milo. « À se sentir bien, on peut tout leur confier ! » poursuit Sohan. Assis par terre en cercle dans la forêt d’Arbois (Jura), onze adolescents dissertent des vertus des géants qui, au-dessus de leurs têtes, atténuent la chaleur caniculaire de ce matin estival.

Âgés de 11 à 14 ans, ils participent à un camp nature organisé par La Séquanaise, une association d’éducation populaire locale, sur le thème « le temps s’arrête » : depuis deux jours, ils n’ont ni montre, ni téléphone portable.

Désignant l’arbre au pied duquel ils se trouvent, l’animateur leur demande : « Qui peut me dire de quelle essence il s’agit ? » « C’est un hêtre, car il a des poils, alors que le charme a des dents ! » répond Léo qui a retenu le moyen mnémotechnique : « Le charme d’Adam, c’est d’être à poil. »

C’est donc dans ce hêtre « qui a entre 80 et 100 ans, l’équivalent d’un ado pour les humains », que le petit groupe s’apprête à s’initier à la « grimpe d’arbres » : une activité qui consiste à se hisser progressivement vers les cimes à l’aide de cordes, grâce aux techniques des arboristes.

Si elle est en plein essor aujourd’hui, la pratique est née il y a quarante ans dans les hêtres du Pilat (Ardèche), « de l’alliance entre des travailleurs sociaux et des élagueurs qui voulaient élargir l’accès aux arbres », explique Benoît, éducateur en grimpe d’arbres depuis vingt ans au sein de son association Idéehaut.

Nœud magique

Avant d’entamer leur ascension, les ados remettent aux animateurs un « ticket d’entrée » : « Un élément de la nature qui commence par la première lettre de notre prénom », précise…

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Auteur: Antoine Boureau, Nolwenn Jaumouillé