Les Etats-membres de l’Union européenne ont une nouvelle fois été secoués ces derniers jours par les décisions et les déclarations de Donald Trump. C’est d’abord l’ambiguïté qui a primé dans la réaction européenne après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines. Le président français Emmanuel Macron a salué la fin de la dictature de Nicolas Maduro avant de critiquer la méthode employée « ni soutenue ni approuvée » par la France. L’Italienne Giorgia Meloni a concédé que « l’action militaire extérieure n’était pas le moyen de mettre fin aux régimes totalitaires », tout en jugeant « légitime une intervention défensive contre les attaques hybrides à sa sécurité ». De son côté, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez était le seul à condamner fermement la violation du droit international par le locataire de la Maison Blanche. La présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, a elle, réagi, en rappelant que « toute solution doit respecter le droit international et la Charte des Nations Unies. » Un message finalement soutenu par tous les Etats-membres, sauf la Hongrie.
« La réponse européenne à cette capture de Maduro n’a pas été immédiatement coordonnée », juge Fabienne Keller, eurodéputée française, membre du groupe Renew au Parlement européen. « C’est un signe de la faiblesse de la diplomatie européenne face à des…
Auteur: Alexandre Poussart

