Le changement climatique touche le monde entier, et n’épargne pas les plus beaux sites français. Le Réseau Action Climat (RAC), qui regroupe une trentaine d’associations nationales et locales, a publié le 15 octobre un rapport analysant les conséquences du bouleversement climatique sur vingt sites patrimoniaux, situés en Hexagone et dans les territoires d’outre-mer. De la cité de Carcassonne (Aude) au lieu sacré Taputapuātea (Polynésie française), en passant par la grotte de Lascaux (Dordogne), « le patrimoine culturel est déjà confronté aux conséquences du changement climatique », affirme le RAC.
Ainsi, à Carcassonne, la cité médiévale subit déjà de fortes chaleurs. En 2023, un record de température de 43,2 °C avait été enregistré lors d’un épisode de canicule. « Dans la cité, largement minérale, les possibilités de se protéger de températures élevées sont limitées, et cela sera de plus en plus marqué dans les prochaines décennies », note le RAC. Il juge que les conditions de visite doivent donc être adaptées. « Une visite en pleine journée sous 40 °C présente des risques sanitaires, notamment pour les personnes âgées, les jeunes enfants et les personnes vulnérables », rappelle le réseau d’associations.
Les solutions préconisées : ouvrir et fermer plus tôt (ce qui a été mis en place en août 2026, pendant un autre épisode de canicule), voire ouvrir en soirée ; interdire les visites aux heures les plus chaudes ; repenser les parcours pour rester au frais ; mettre en place des points d’eau, des espaces climatisés… « Des mesures nécessaires pour protéger les visiteurs, mais qui peuvent avoir des conséquences économiques et ajouter des contraintes (comme le travail en soirée) pour les professionnels du tourisme et les commerces de la cité », prévient le RAC.
Et les risques ne se limitent pas aux températures. Carcassonne, comme le département de…
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